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Histoire

Collectivité d’Outre Mer

Bruno Magras Président du CTTSB de St Barth

Saint Barthélemy qui était une commune de la Guadeloupe, est devenue une Collectivité d’Outre-Mer le 15 Juillet 2007, suite à la promulgation de la loi organique 2007-223 du 21 janvier 2007 au J.O du 22 janvier.

Administrée par un Conseil Territorial de 19 membres et un Conseil Exécutif de 7 membres, la Collectivité est dirigée par le Président du Conseil Territorial, Monsieur Bruno MAGRAS. Elle est représentée au Sénat par un Sénateur, Monsieur Michel MAGRAS.

Voici le site officiel de la Collectivité : http://www.comstbarth.fr/

De Colomb à nos jours

Lors de son deuxième voyage en 1493, Christophe Colomb découvre les petites Antilles dont Ouanalao, petite île sauvage fréquentée par les Indiens Caraïbes, qu’il rebaptise du nom de son frère Bartholoméo, avant de l’abandonner.

Les différents groupes, Amérindiens, Caraïbes, Arawacks ou Taïnos, défendent leur territoire, mais les armes modernes des colons européens ont vite le dessus sur les boutous et les petites haches en coquillage de lambi.

En 1648 Monsieur de Longvilliers de Poincy administrateur colonial français, confie à Jacques Gente le soin de s’établir sur l’ile avec une cinquantaine d’hommes, que les indiens Caraïbes massacrent, en 1656. L’ile reste inoccupée jusqu’à la paix de 1659 et l’arrivée d’une trentaine d’hommes et de femmes pour la plupart originaires de Bretagne et de Normandie. En 1664, on en compte jusqu’à cent, grâce aux soins de quelques habitants de Saint-Christophe et particulièrement du Sieur Bonhomme.

Saint-Barthélemy est rachetée à l’Ordre de Malte par la Compagnie des Indes Occidentales en 1665, et un an plus tard, les habitants déplacés à St-Christophe contre leur gré, résistent et retournent sur leur ile.

En 1674, Saint-Barthélemy est rattachée au domaine royal et à la colonie de la Guadeloupe. Les corsaires, flibustiers et pirates en font leur repaire et les anglais la pillent en 1744, ce qui incite certains habitants à partir. Ils reviennent en 1763, lorsque Descoudrelle prend le commandement de l’ile en leur redonnant espoir et joie de vivre.

Mais en 1784, Louis XVI échange Saint-Barthélemy contre des entrepôts à Göteborg en Suède et l’ile devient possession Suédoise le 7 mars 1785. S’ouvre alors une ère de prospérité et d’essor considérable.

Sur l’emplacement de l’ancien Carénage, le roi Gustaf implante la ville de Gustavia, et érige les forts Gustaf, Karl et Oscar, du nom des rois de Suède. De magnifiques bâtiments de pierre et de bois que l’on peut encore voir aujourd’hui, sont érigés : ancienne mairie, clocher suédois, brigantin, sous-préfecture, musée-bibliothèque (ancien Wall House). Le port est nommé Gustavia en l’honneur du roi et devient Port Franc. En 1815, la population atteint 5763 habitants.

Mais suite aux guerres, aux catastrophes naturelles et au terrible incendie de 1852 qui ravage la partie sud de Gustavia, le roi Oscar II rétrocède l’ile à la France. Le 16 mars 1878, Saint-Barthélemy retrouve après un référendum populaire, sa nationalité française.

Les habitants poursuivent leur vie harassante mais calme et tranquille, entre honneur, travail et famille. Cyclones, période de sécheresse, maladies, troubles sociaux, intrusions anglaise, révolte des esclaves, échelonnent le quotidien, sans abattre la volonté de survie.

Mais l’économie locale faite de récolte du sel, de petite agriculture familiale, de marine, de pêche, de tressage de la paille, de colportage et d’élevage, est incapable d’assurer un niveau de vie décent à la population. Des hommes partent travailler dans les îles environnantes et des familles s’expatrient vers les Iles Vierges, notamment Saint-Thomas. Malgré la misère due à la grande guerre et au manque d’eau, la vie s’organise et le progrès se met en marche. Des citernes communales sont construites dans les quartiers, des écoles ouvrent à la campagne, des tronçons de route commencent à se dessiner à travers mornes et campagnes.

En 1946, Monsieur de Haënen ouvre Saint-Barth sur le monde en se posant en avion pour la première fois dans la plaine de Saint Jean. Parallèlement, on commence à aménager le port de Gustavia.

A partir de 1960, un collège ouvre ses portes à Gustavia, ce qui évite aux étudiants de partir sur les goélettes dès l’âge de onze ans pour poursuivre leurs études. Un peu plus de confort fait timidement son apparition.

Dans les années 1980, l’île connaît un essor plus important. L’activité touristique devient peu à peu le moteur de l’économie et les conditions des écoles s’améliorent. Le sport fait une entrée fracassante, bousculant les habitudes. Une centrale électrique alimente un réseau qui commence à s’imposer dans les campagnes. L’aéroport prend forme et ne cesse de se développer jusqu’à nos jours. D’autres réalisations importantes voient le jour. On commence à parler de protection de l’environnement qui est inévitablement bouleversé par une population qui ne cesse de s’accroître pour atteindre 9793 habitants en 2016.

 

Le Blason de l’île

En 1977, à la demande de la direction des archives de France, chaque commune et département doit se doter d’une « marque symbolique urbaine ».

On retrouve sur le blason de Saint-Barthélemy plusieurs symboles forts de son histoire mouvementée :

Les 3 fleurs de lys des Rois de France rappellent que l’île a été française de 1648 à 1785. Depuis 1878, elle fait partie du territoire de la France : 

  • La croix de Malte évoque sa possession par l’Ordre de Malte de 1651 à 1665.
  • Les trois couronnes des Rois de suède montrent son appartenance à la Suède de
    1785 à 1878

Ornements extérieurs :

  • La couronne murale est le symbole que portaient les déesses grecques
    protectrices des cités et que les villes ont repris depuis l’empire.
  • Les deux pélicans rappellent la fréquentation de l’île par ces oiseaux dont
    ils sont devenus l’un des emblèmes.

La devise « OUANALAO » est le nom caraïbe de l’île de Saint-Barthélemy.