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Culture de Saint Barth

Traditions et Culture de Saint Barth

à l’image du chapeau de paille …

Les habitants de St Barth sont conservateurs et fiers de leur ascendance. La culture de Saint Barth se réveille dans les grands moments de la vie de famille : naissance, baptême, Première Communion, fiançailles, mariage ou funérailles. Au cours du XIX siècle, alors que les St Barths retrouvaient un semblant de vie normale, les jeunes hommes faisaient discrètement la cour aux jeunes filles sous l’œil du chaperon. Pour toutes les joyeuses occasions on sortait l’accordéon, le tambourin et les maracas et un petit bal de quartier était improvisé où l’on dégustait le traditionnel « ti-sec », la galette rôtie ou la « poudine à patates ». Pour les messes du dimanche, les romantiques mariages et les processions, on portait les belles toilettes. Le costume traditionnel est toujours mis à l’honneur pour la fête patronale et les manifestations folkloriques. Il y a quelques années, on pouvait encore croiser des dames portant la coiffe traditionnelle.

Entre la calèche et le chapeau de paille à Corossol et Colombier et le panama à Cul de Sac, Marigot ou Vitet, ces coiffes sont tout un symbole. La calèche ou Quichenotte, large coiffe blanche, se distingue en 2 catégories :

  • à platine faite de tresses cousues entre elles.
  • à bâtons faite de fines baguettes de bois insérées dans les espaces créés à cet effet.
  • Plus tard, la calèche a laissé la place au chapeau de paille.

Il y avait aussi la cape (qui n’existe plus sauf au musée de Gustavia) faite de tissu bleu pour le travail et noir pour les sorties.

Tous ces couvres chefs servaient à se protéger du soleil et des égratignures du bois ramassé pour la cuisine, mais elles étaient aussi très utiles pour éloigner les quelques anglais et suédois trop entreprenants, d’où le nom Quichenotte (kiss me not) !

Religions

Anglicans, Evangélistes ou Catholiques, la population de Saint Barthélemy est très attachée à sa religion. La religion Catholique transmise de père en fils est la plus répandue sur l’île, avec ses deux églises :

  • L’Eglise Notre-Dame de L’Assomption de Gustavia
  • L’Eglise Notre-Dame de l’Assomption de Lorient

Ainsi que deux écoles :

  • École Sainte Marie de Colombier
  • École Saint Joseph de Lorient.

Citons aussi la petite chapelle de Colombier œuvre communautaire du R. Père DE BRUYN épaulé par les fidèles des quartiers éloignés. L’île dispose aussi d’une église Anglicane et d’un Temple Evangélique. Si chaque communauté se réunit individuellement selon l’expression de sa foi, il arrive que certaines cérémonies ou évènements de famille deviennent l’occasion d’un véritable rassemblement œcuménique.

Croyances

En général les mystérieux : soucougnans, zombis, fantômes et autres mythes des Antilles n’ont qu’une faible emprise sur la culture Saint-Barth. Par contre plusieurs croyances montrent la proximité avec la nature :

Le chant du gligli (faucon crécerelle) annonce la mort comme la vie. Il est le premier à percevoir si une femme est enceinte et la dénonce en riant avec insistance, le bec tourné en direction de sa maison.

Une couleuvre trouvée aux abords d’une habitation peut annoncer une prochaine naissance dans la famille. Ce sera un garçon si elle a des reflets jaunâtres ou une fille si elle est noire.

Dormir avec une cosse de pois d’angole sous son oreiller fait rêver du futur mari.

Une poule qui chante le coq (comme un coq) annonce un malheur.

Balayer trop vite après le départ d’un visiteur peut l’empêcher de revenir.

Architecture

Les St Barths, habitués aux catastrophes naturelles et surtout aux cyclones, construisent depuis toujours des habitations capables de résister aux fortes rafales de vent lors des grandes tempêtes. On trouve ainsi quelques cases à la chaux du coté de Marigot ou en essentes, du côté de Corossol.  

Ces cases St Barth vont toujours par paire, la maison principale avec la chambre et le séjour, et à proximité, une dépendance faisant office de cuisine ou de citerne.

L’eau étant très rare à St Barth, la moindre goutte de pluie est récupérée. Elle s’écoule des gouttières dans les citernes pour les cases à la chaux et les maisons actuelles, et dans des jarres pour les cases à essentes.

A Gustavia, beaucoup de bâtiments datent de l’époque suédoise, comme l’ancienne mairie, le Brigantin ou le Clocher, construits à la base en pierre et à l’étage en bois. Sans oublier le Wall House, rénové pour accueillir la bibliothèque territoriale et l’écomusée du Patrimoine.

 

Aujourd’hui, l’architecture a bien changé. Quoique toujours aussi solides à cause des ouragans, les maisons modernes avec toutes commodités et les belles villas touristiques, ont peu à peu pris une grande place dans le paysage St Barth.