La population de Saint Barth reste très conservatrice, fière de son ascendance. Aussi, pas de fausses impressions : les habitants de St Barth sont secrets, mais beaucoup plus accueillants qu’ils ne le montrent. La tradition se réveille souvent dans les grands moments de vie de famille : naissance, baptême, Première Communion fiançailles ou mariage ou funérailles.
Au cours du XIX siècle, lorsque les St Barths retrouvèrent un semblant de vie normale, les jeunes hommes n’hésitaient pas à faire la cour aux jeunes filles, mais discrètement, car l’œil du chaperon repérait tout semblant de débordement. Toutes joyeuses occasions se soldaient par le traditionnel « ti-sec », la galette rôtie ou la « poudine à patates ». On sortait l’accordéon, le tambourin et les maracas et un petit bal de quartier était rapidement organisé. Les messes du dimanche, les romantiques mariages, et les processions faisaient ressortir ou étrenner les belles toilettes. Le costume traditionnel est mis à l’honneur pour la fête patronale ou autres manifestations folkloriques.
Il y a quelques années, au détour de vos visites des differents quartiers de l’île, vous pouviez encore apercevoir quelques dames qui portaient la coiffe traditionnelle. Entre la calèche et le chapeau de paille à Corossol et Colombier et le panama à Cul de Sac, marigot ou Vitet, ces coiffes sont tous un symbole. La calèche ou Quichenotte, large coiffe blanche , se distingue en 2 catégories :
-La calèche à platine faite de tresses cousues entre elles.
-La calèche à batons faite de fine baguette de bois insérées dans les espaces créer à cet effet.
Il y avait aussi la cape ( qui n’existe plus sauf au musée de Gustavia) fait de tissus bleu pour le travail et noire pour les sorties Tous ces couvres chefs servaient ainsi à se protéger du soleil et des égratignures de bois ramassés pour la cuisine et étaient aussi très utile pour éloigner les quelques Anglais et Suédois trop entreprenant, d’où le nom Quichenotte (kiss me not) Plus tard la calèche laissa la place au chapeau de paille.